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Intervention de Véronique Gallais (ASTS), 15 décembre 2007

Les MJC en Rhône-Alpes, Université d’automne
 
 
Plan de l’intervention :
 
I           – Quelques repères
II          – Constat, causes et solutions proposées
III         – Freins et facteurs favorables à la prise de conscience et à l’action
IV        – Développement durable et éducation populaire 
           
 
undefined I - Quelques repères
Dans la prise de conscience internationale de l’urgence économique et sociale, il y eut notamment les travaux du Club de Rome, avec le rapport « Halte à la croissance » publié en 1972, dont la proposition d’un objectif de « croissance zéro » a suscité bien des controverses.
En 1972 également s’est tenu le Sommet sur l’Homme et l’environnement à Stockholm, qui devait conclure à la nécessité de concevoir un développement respectueux de l’environnement, équitable au niveau économique et social, sous le terme de « éco développement ».
Un peu plus tard émergeait le concept de « développement durable[1] ». Initialement introduit par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), il fut repris par la Commission pour l’environnement et le développement de l’ONU (Organisation des Nations Unies) présidée par Mme Gro Brundtland, en particulier dans le rapport « Our Common Future » (1987). Sa définition vise à atteindre un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »
Du Sommet de la Terre à Rio en 1992 sont issus un certain nombre de textes déterminants :
-          La Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement marquait l’interdépendance entre les aspects économiques, sociaux et environnementaux.
-          L’Agenda 21 (agenda pour le 21ème siècle), posait le cadre d’un nouveau partenariat mondial pour le développement, en soulignant la responsabilité de chacun des acteurs et le lien entre les actions aux niveaux local et global. Il mettait en avant les leviers d’action dans les territoires et la nécessité de modifier les modes de production et de consommation.  Il enjoignait les Etats à définir des stratégies nationales de développement durable et les collectivités territoriales à mettre en place des Agenda 21 locaux.
-          Des conventions internationales juridiquement contraignantes (contrairement aux textes précédemment mentionnés) sur la biodiversité et le changement climatique furent arrêtées, ainsi que des déclarations sur la déforestation et la désertification.
Le Sommet de Rio  a également marqué la puissance de l’opinion publique, avec la participation de nombreuses ONG.
Mais en 2002, le Sommet de Johannesburg devait faire le constat du peu d’avancées depuis Rio et mettre en avant la nécessité de concevoir un plan programmatique et d’une grande visibilité qui aboutisse à l’élimination de la pauvreté et à la protection de l’environnement. Ayant réuni plus de cent chefs d'État et environ 60 000 personnes, parmi lesquelles des délégués, des représentants d'ONG, des journalistes et des entreprises, le Sommet de.Johannesburg consacrait le rôle de la société civile. Universit---d-automne07-037.jpg
Dans l’intervalle, le développement durable est invité dans toutes les conférences de l’ONU. Des stratégies de développement durable ont été définies pour l’Union européenne, pour la France. De nombreuses collectivités locales en France ont initié des Agenda 21 locaux. Le terme d’Agenda 21 local a été repris pour la définition de programmes d’actions par des établissements scolaires, des entreprises,…
Aujourd’hui, le terme de développement durable a été approprié par de multiples acteurs, mais sa définition ouvre la voie à des interprétations fort différentes et à des programmes d’orientations diverses. Pour beaucoup, il est devenu incontournable d’afficher des objectifs de développement durable. Mais qu’en est-il au-delà de l’image ? Le développement durable de l’activité ou de l’organisation prime bien souvent sur les préoccupations environnementales et sociales.
  
II – Constat, causes et solutions proposées
 Une urgence écologique et sociale
Le constat d’une urgence à agir se fonde sur celui de dégradations environnementales et sociales persistantes :
Dans le champ environnemental, avec des conséquences majeures pour les espaces de vie et la santé humaine : changement climatique, érosion de la biodiversité, pollutions (air, eau, sols), dégradation des sols, de la ressource en eau et en énergie, …
Dans le champ social : creusement des inégalités, tendance mal engagée par rapport aux « Objectifs du millénaire pour le développement » (réduction de moitié de l’extrême pauvreté, éducation primaire pour tous), victimes les plus pauvres de la crise environnementale (climat, désertification, conditions de travail, qualité alimentaire,…), épuisement des ressources fossiles et augmentation conséquente des prix, etc.
 Les causes de la crise
Le mode de développement occidental et son modèle économique sont largement mis en cause, l’économie étant devenue une fin plus qu’un moyen, portée par le productivisme et le consommationnisme, accélérant la marchandisation des ressources et des activités humaines. Le tout accéléré par la financiarisation de l’économie qui favorise la gestion actionnariale à court terme. La question des indicateurs apparaît essentielle, puisqu’ils guident l’action politique et orientent les représentations et normes sociales.
En réalité, le développement durable est un sujet éminemment politique !
 Définition
Les démarches de développement durable, au croisement de l’efficacité économique, de l’équité sociale et du respect de l’environnement, devraient viser le bien-être de tous les êtres humains, la préservation des richesses naturelles et la transmission d’une planète en bon état à nos descendants, en s’appuyant sur la diversité culturelle et sur les principes de qualité, d’autonomie et de solidarité – locale, internationale et avec les générations futures.
 Les solutions proposées
Les interdépendances imposent une approche transversale, intégrant les enjeux environnementaux, économiques, sociaux et culturels, fondée sur l’appropriation et la participation de tous les acteurs, et Universit---d-automne07-038.jpg l’articulation des différents leviers d’action : local / global, individuel / collectif, solidarités (intergénérationnelles, interterritoriales, sociales), …
La participation et le débat apparaissent en effets essentiels, l’émergence de « désaccords féconds » (P. Viveret) favorisant l’appropriation des enjeux et la construction collective de solutions.
Ainsi, un certain nombre (27) de principes fondateurs ont été arrêtés lors de la Conférence de Rio en 1992, sensés guider l’action. Parmi les principaux : solidarité, participation, intégration (globalité et transversalité), subsidiarité, précaution / prévention.
La nécessité de changer les modes de production, de consommation et de commercialisation, pour réduire drastiquement les impacts écologiques des plus grands consommateurs de ressources et générateurs de pollutions, implique pour tous les acteurs de reconsidérer leurs besoins et de mettre en place de nouveaux fonctionnements.
Edgar Morin parle de la nécessité d’un « changement civilisationnel ».
L’action politique doit guider et accompagner les changements à tous les niveaux, notamment au plan territorial.
 Quel rôle pour la science ?
Le rôle de la science et des scientifiques s’avère essentiel à la fois pour le constat, le diagnostic, la construction de clés d’analyse, mais aussi pour l’élaboration de solutions et leur suivi.  
Les priorités de recherche devraient également prendre en compte les enjeux du développement durable, par ailleurs questionnés par la privatisation, la « marchandisation » en cours de la science et de la recherche. Les valeurs et objectifs de la recherche, publique et privée, relèvent donc du débat « Science et Société » tandis que les choix scientifiques et techniques, les orientations de la recherche doivent intéresser l’ensemble des citoyens, rendant d’autant plus nécessaire la culture scientifique et technique de toutes et tous.
 III – Freins et facteurs favorables à la prise de conscience et à l’action
Si les Français se montrent de plus en plus préoccupés par ces enjeux de société, le passage à l’action reste difficile. Il faut cependant mesurer le poids des injonctions contradictoires auxquelles ils sont confrontés, notamment à travers les messages publicitaires qui invitent à consommer toujours plus, et qui contribuent à la formation des références sociales et culturelles.
D’une étude[2] réalisée par une stagiaire en psychologie environnementale au sein de l’ASTS en 2005 ressortent quelques renseignements intéressants sur les facteurs favorisant une appropriation des enjeux théoriques et pratiques :
-          Les contenus sont plus importants que les termes, les mots employés (développement durable, soutenable, décroissance, etc.). Il est important de mettre en avant le sens et les liens, d’expliquer, de démontrer (si possible de façon schématique), de faire des liens avec le concret.
-          L’exemplarité et la cohérence jouent un rôle important. A l’inverse, les comportements inverses des « donneurs de leçons » sont très dommageables à la prise de conscience et à l’action.
-          La transparence sur les actions menées et sur les résultats des mesures auxquelles les personnes contribuent favorisent la participation. D’où l’importance d’indicateurs et de leur suivi.
Aussi, il apparaît indispensable de prendre en compte les réalités et les perceptions des publics auxquels nous nous adressons, de croiser les enjeux théoriques et pratiques, d’illustrer les propos et de suggérer des propositions concrètes, efficaces et valorisables.
  
IV – Développement durable et éducation populaire[3]
Si les objectifs d’émancipation de chacun(e) et de promotion de l’individu portés par l’éducation populaire ont pu conduire à des formes désolidarisantes d’individualisme, les enjeux du développement durable ne pourraient-ils pas être l’occasion, en s’appuyant sur les aspects positifs du renforcement de l’individu, de promouvoir une autonomie solidaire et fraternelle ?
L’humanisme est en principe une valeur commune à l’éducation populaire et au développement durable (dans son acception la plus noble). Les deux démarches peuvent se retrouver sur la préoccupation de la place et de la participation de chacun(e) dans la société, de l’épanouissement humain, du développement personnel et communautaire.
Dans les activités, les petits gestes de la vie quotidienne peuvent servir de prétexte pour faire le lien avec les dérèglements du monde.
La mise en débat « politique » des enjeux théoriques et pratiques du développement durable peut constituer un ressort éducatif majeur pour l’appropriation, la responsabilisation, l’interpellation du politique, mais aussi pour l’action, individuelle et collective.
La « pédagogie de la citoyenneté » du développement durable pourrait représenter une « nouvelle vocation à accentuer dans l’éducation populaire pour lui redonner du sens »[4].
 
[1] De l’anglais « sustainable development », quelquefois traduit par « développement soutenable »
[2] « Quels mots et quels outils pour une éducation en vue du développement durable? », étude qualitative exploratoire, par Aurélie Dubois, sous la direction de Véronique Gallais, ASTS, 11/ 2004
[3] Voir aussi les actes du séminaire organisé par l’ASTS et les « MJC en Ile-de-France, fédération régionale » en octobre 2005 « Education populaire et développement durable ».
[4] Serge Gontcharoff, lors du séminaire « Education populaire et développement durable »
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Propos introductif de Jean marc Noirault (Observatoire des Pratiques Participatives de l'Agglomération Grenobloise)
 
A partir de 1980, les pouvoirs publics, constatant l'éloignement du citoyen dans la gestion des affaires de la collectivité, ont estimé devoir lui donner les moyens de se rapprocher des lieux de décision.
La concertation des habitants a été systématisée (réunions de quartier) et cette posture a évolué progressivement vers la mise en place d'un cadre législatif imposant la représentation des habitants dans les dispositifs d'administration territoriale (Contrat de Pays, Conseil de développement).
Pour autant cette représentation échappe-t-elle au phénomène de notabilité ?
La Société Civile n'investit pas suffisamment ce cadre proposé et l'expression du citoyen reste en pointillé (engagement post-it) sur l'immédiateté, le faire et ne se saisit pas de la globalité d'intervention offerte par la loi (l'usager Co-décideur, Co-réalisateur et Contrôleur de la mise en oeuvre).
La Délibération n'est pas qu'un acte de décision municipale, c'est un processus qui va de l'identification d'un problème, le diagnostic qui en découle,la discussion à suivre, les pistes de solutions envisageables, l'accord sur le choix de la réponse à apporter et la Délibération finale.
 
Témoignage support de la MJC de Charlieu
 
Participation de l'association au Conseil Local de Développement (CLD) où le poids des questions économiques est prépondérant. Néanmoins la présence de la MJC atteste de la réalité des forces de l'éducation populaire (dont les MJC du roannais) et oblige les élus à prendre en considération leurs propositions.
De cette pratique, la MJC a été conduite à reprendre son Projet Associatif notamment sur les questions de territorialité, d'économie sociale et de travail en réseau et s'est demandée si la Démocratie Participative ne devrait pas être l'objet de la gouvernance fédérale des MJC.
 
Témoignage support de la MJC de Montélimar
 
Participation de l'association au CLD 5ème pôle.
La MJC a contribué fortement à faire prendre en considération les difficultés des jeunes en matière de logement et de transport. Le transport routier individuel posant de graves problèmes de saturation , les élus ont été, en particulier, attentifs aux propositions des jeunes (réalisation d'un dvd par un groupe de la MJC) qui ont amené la décision de réduire le tarif du transport en commun de 10 à 1 €.
 
Témoignage de la MJC de Grenoble Mistral
 
Participation de la MJC au Conseil de secteur de la Ville.
La présence de l'association a valorisé l'expertise des MJC grenobloises en matière de jeunesse.
L'intervention de la MJC sur les problématiques suscitées par la transformation urbaine du quartier Mistral a permis d'élaborer des réponses plus pertinentes sur les aspects de logement, collège et petite enfance.
La MJC a pu participer aux travaux du nouvel équipement socio culturel, rendre plus perceptible l'action de la MJC et s'est attelée à réactualiser son Projet Associatif.
 
 
Témoignage de la MJC de Chazelles
 
Participation de la MJC au CLD Mt du Lyonnais.
L'association a été sollicitée dans le cadre de la rédaction d'une charte sur le développement durable, reconnue pour la qualité de ses propositions et de son travail de réflexion collective.
Elle est maintenant interpellée naturellement par la Communauté de Communes sur les questions locales et s'est imposée une réécriture du Projet Associatif et la nécessité de rédiger une charte de l'adhérent.
 
Débat / Réflexions
 
Dans le cas des CLD, la loi oblige le cadre participatif mais la présence de la société civile ne se traduit pas automatiquement par une prise en compte des besoins ou des demandes exprimées par celle-ci.
Les élus ont tendance à entériner leurs choix et sans la force de proposition et le rapport de force de la participation citoyenne, celle-ci n'est pas écouté.
La MJC de Viuz en Sallaz apparaît comme anachronique dans ses relations avec les collectivités locales puisque c'est son Projet associatif qui fédère les communes autour de sa référence Jeunesse.
 
L'action des MJC dans la Démocratie Participative :
 
-         La Démocratie Participative devrait s'appliquer dans le mode de fonctionnement associatif des MJC posant la question de la place de l'adhérent.
-         La MJC devrait jouer un rôle relais entre les habitants et les élus, dans un schéma coopératif et ascendant, sans user d'un statut de prééminence sur les propositions des citoyens de base.
 
 
 
 
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Témoignage support de la MJC de Feurs
 
Présentation d'un dvd réalisé par un groupe de jeunes. 3 séquences : flics/jeunes en voiture - jeunes au pied des tours - jeunes/agence d'intérim.
 
Propos introductif de Sakina Bakha (l'Acsè)
 
Discrimination frein à l'intégration (1981 marche des beurs, 2005 émeutes)
Critères de discrimination : racisme handicap orientation sexuelle âge genre tenue vestimentaire.
Critère prioritaire : discrimination à caractère raciste (délit de faciès).
Par rapport à l'embauche les jeunes cumulent les discriminations : faciès domicile tenue langage .
 
Débat / Réflexions
 
Confusion immigration et précarité : renforcée par le fait que les populations immigrées sont plus souvent concernées par la précarité. La concentration dans le même habitat social, les mêmes écoles
ne favorise pas l'ascenseur social.
Poids du passé colonial (pour les algériens en particulier) : lois discriminatoires en Algérie vis à vis de la population autochtone et discrimination dans l'emploi en France pour les immigrés.
Comportement discriminant des jeunes discriminés : réaction collective de protection ? de provocation ? Le groupe donne de la force pour s'exprimer et jouer sur l'effet de peur.
La posture discriminatoire massive par rapport à l'emploi, aux stages, au logement, aux loisirs conforte le sentiment d'exclusion et les réactions discriminantes en retour des discriminés, le rejet, la violence ou la provocation.
Problème d'identité : les jeunes nés sur le sol français, de parents immigrés, ont du mal à se considérer français avec les mêmes droits.
La discrimination est alimentée par les phénomènes de représentation, de codes : les préjugés, les stéréotypes sont ancrés culturellement dans la population française de souche et les médias accentuent la perception négative des agissements de groupes minoritaires (sensationnel).
 
L'action des MJC contre la discrimination :
 
-         Interroger au quotidien nos propres pratiques discriminatoires.
-         Afficher et diffuser les engagements contre toutes les formes de discrimination.
-         Participer activement aux rassemblements et Forums publics contre les pratiques discriminatoires.
-         Agir concrètement dans nos politiques d'embauche, d'accueil de stagiaires, de tarifs et de contenu de nos activités.
-         Favoriser l'expression et la valorisation des différences (langage et choix culturels des jeunes et des peuples du monde).
-         Exercer une veille permanente sur les comportements discriminatoires dans la zone d'influence de l'association.
-         Opposer systématiquement la loi contre toute entorse à la non discrimination (témoigner et ester en justice).
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A.        Liste des MJC qui ont manifesté un intérêt particulier :
-          Sur les 2 territoires d’expérimentation
o        Grenoble : Prémol
o        Val de Drôme : Loriol
-          Autres territoires :
o        Rhône :
§         Oullins
§         Vieux Lyon
§         Montplaisir (Solange)
o     Haute Savoie
§         Le délégué départemental
§        Annemasse
o      Isère :
§         Bourgoin
o     Ain :
  • Montluel (demande de présence à la manifestation de mai-village associatif. Accord de principe donné)
o      Loire :
  • St Etienne (président),autant sur le volet SOL coopération (son entreprise et d’autres acteurs économiques) que sur le SOL engagement
  •  
  1. Le champ du possible  dans l’expérimentation du SOL dans le réseau des MJC :
Le SOL peut se décliner de façon assez concrète sur au moins 2 volets du SOL : le SOL coopération avec les transactions marchandes (existence de produits de type spectacles, cinéma, restaurant…) et le SOL engagement (valorisation du bénévolat, soutien à une dynamique d’échanges entre des personnes adhérentes ou non, valorisation de comportements solidaires, valorisation de l’engagement par la négociation avec les collectivités publiques sur leurs prestations en gestion directe (piscine, théâtre, cinéma, transports, crèche halte garderie, bibliothèque/médiathèque, …), ,
 
C.                 Proposition de traduction de l’expérimentation dans le réseau des MJC, en Rhône-Alpes :
1.       Travailler sur une stratégie (veiller à ce que ce mot soit accueilli par les MJC locales) d’expérimentation du SOL  sur les 2 territoires d’expérimentation :
a.       Communauté de communes du Val de Drôme : MJC Loriol, (locomotive pour la Drôme ?), avec l’autre MJC qui travaille sur le territoire, + l’association du Diois qui est affiliée à la fédération des MJC, compte tenu que ce territoire est susceptible de conventionner en 2008. (Participation du SOL aux rencontres de l’écologie et de la solidarité en janvier, contacts entre les deux communautés de communes en cours). RV probable avec PatriceSautreau le 16 janvier pour envisager l’intervention et le maillage en Drôme.
b.       Agglomération grenobloise : MJC Prémol à Grenoble (voir si d’autres sont intéressées) RV à prendre avec le CA, en janvier (pour confirmation de l’engagement. Vu avec Bernard (le directeur). A voir : la réticence de François Potet et de Cécile.
 
Cette hypothèse de travail construit le socle de base « d’ambassadeurs relais » potentiels pour les autres MJC qui auraient envie de s’engager.
 
2.       Simultanément : Réunir les MJC intéressées début février ou fin janvier (selon calendrier respectif), pour une séance d’information plus précise de la manière dont SOL peut fonctionner, et balayer les scénarios de fonctionnement du SOL, possibles dans le réseau des MJC. Identification des envies et des possibles, pour lancer un atelier régional régulier avec les MJC qui le souhaiteraient, pour transmission de la méthodologie (processus à construire avec les acteurs locaux pour que ça marche). Nécessité d’optimiser le temps de travail hors territoires d’expérimentation.
 
3.       Hypothèse de transmission simultanée par les acteurs engagés au sein des MJC sur les territoires d’expérimentation (selon leur dynamisme et leur niveau d’appropriation/implication, Rôle d’« ambassadeurs relais » des territoires engagés transmettent également depuis les expérimentations locales. (dynamique croisée avec un atelier régional). Si schéma retenu, et à mettre en dialogue interne, celui ci peut positionner fortement les acteurs des MJC en tant que « locomotives » sur les territoires d’expérimentation, si elles le souhaitent. Modéliser sur le territoire national l’engagement d’une fédération régionale d’éducation populaire…
 
4.       Atelier d’avril ? : voir comment la fédération souhaite inscrire SOL dans sa réflexion et sa mise en œuvre opérationnelle (rappel de l’échéance post dispositif Equal à fin décembre 2008)
 
ANNEXE
 
 
Quelques indicateurs repérés et pressentis pour optimiser une réussite du SOL, dans le réseau. (Voir avec le travail interne à la fédération pour accompagner les équipes et ajuster l’évolution de l’éducation populaire ? Réflexion issue des travaux de l’université d’automne à Autrans. Elle peut d’ailleurs être élargie au-delà du projet SOL, de manière plus globale ) :
 
Préambule : les MJC traduisent une volonté d’inscrire le cadre de leur action dans le respect du développement durable.
Parmi les idées force relevées en atelier :
o        Défense de l’environnement et de la bio diversité
  • Lutte contre les discriminations
  • Financiarisation de l’économie
  • Lutte contre la pauvreté : de plus en plus d’inégalités sociales
  • Les indicateurs de richesse, qui fondent le sens de l’action
  • Nos représentations culturelles (représentations)
  • Nécessité de changer les modes de production, de consommation, de commercialisation…..
  • Marchandisation de la science et de la recherche
  • Expliquer, liens au concret
  • Notion d’exemplarité
 
Le SOL offre une manière d’aborder et de mettre en œuvre l’ensemble de ces problématiques dans un processus dynamique de développement territorial auquel contribuent les MJC.
 
Pour les SOL coopération / SOL engagement :
Clarifier les représentations :
o        Du secteur marchand :
  • la notion d’entreprenariat : le monde de l’entreprise (distinction entre secteur marchand et capitalisme)
  • La relation au pouvoir (formes d’autorité), et à l’autonomie (dépendances, contre dépendances, indépendance et inter dépendance). Innovation et organisation, pouvoir centralisé/autonomie, complexité/régulations,  (cf. en lien avec l’Intervention de Philippe Bernoux à l’université d’automne des MJC) + schéma de développement des équipes
  • La fonction de la monnaie
 
o      Du secteur non marchand :
  • Don, contre don (rien n’est gratuit). Travaux de Mauss (je n’en suis pas spécialiste). Ceci pour clarifier la notion de « valorisation du bénévolat », et la perception d’une « rétribution » susceptible d’inciter un bénévolat qui ne serait pas « gratuit »…
 
  • Contribuer à élargir la vision de l’élu local sur le rôle possible des collectivités dans le déploiement du SOL engagement (période pré électorale propice pour sensibiliser les futurs élus ?) :
    • Besoin d’intégrer les 3 facettes du SOL engagement (valorisation du bénévolat, de comportements solidaires, de comportements écologiques.
 
Pour les 3 SOL :
  • Voir où en est la notion de « résistance » :
    • A quoi ?
    • Depuis où ? (cf. Histoire/identité)
      • Sans nier, « tuer » l’autre
      • Sans imposer (cf. le pouvoir central)
Ici, la question de la posture est importante. (Liens avec le travail de restitution de Philippe Bernoux, à l’université d’automne des MJC)
 
Une attention particulière à avoir :
Veiller à ne pas diaboliser :
  • Le secteur marchand
  • La valorisation du bénévolat
 
En fonction de :
  • Son identité (individuelle et collective)
  • Son parcours personnel (niveaux d’autonomie, organisation, pouvoir centralisé ou non…)
  • Son cadre de référence
 
Selon les différentes appréhensions de ces problématiques, voir en quoi elles participent au développement de réelles coopérations, à un processus de mortification ou de fécondation du vivant (cf. travaux de Patrick Viveret).
 
 
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Et puis il y avait de la neige !

Dans les jours qui viennent vous trouverez des articles qui vous donneront la teneur de nos échanges. D'ores et déjà vous pouvez retrouver quelques photos dans les albums.

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« L’organisation associative au regard de la société actuelle »
 
 
bernoux.jpg Philippe Bernoux, sociologue du travail, des entreprises et des organisations, ne connaît pas les MJC. Il a été invité à l’université d’automne pour écouter puis pour réagir sur la vie et les problèmes du mouvement. Le regard est donc celui de quelqu’un d’extérieur, dont la connaissance récente s’est faite à travers des discussions avec quelques membres, des lectures, la participation à la soirée du vendredi 14 et la journée du samedi 15. Voici le résumé de son intervention du dimanche matin 16 décembre.
 
(Les § 1 et 2 sont consacrés à la relation avec la société globale - §1- et ses valeurs - §2)
1 – Le paradoxe du système associatif dans la société capitaliste. Face à la société capitaliste, les membres des associations peuvent se sentir du côté de la gratuité et percevoir les salariés et les actionnaires des entreprises du côté de la rentabilité. Il faut être vigilant face à une telle opposition.
Le système capitaliste a permis un enrichissement considérable, jamais connu auparavant, en particulier après la Deuxième Guerre Mondiale. Il est vrai que depuis le début des années 1990, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres s’accroît de nouveau, en même temps que le capitalisme financier s’emballe au point d’apparaître menacer le système lui-même.
S’il y a donc à lutter contre les dérives du système, il ne faut pas pour autant camper sur une position de refus. D’autant plus que celle-ci peut s’accompagner, de la part des membres des associations, d’un jugement implicite où ils se verraient dans le camp des “bons, voire des “purs“, pratiquants de la gratuité, face aux affreux capitalistes en recherche permanente du profit.
De plus et du point de vue de leur fonctionnement concret, la différence n’est pas aussi tranchée, les associations ayant des problèmes très proches de ceux des entreprises, en termes de communication, de coopération, de pouvoir, de légitimité, de financement, etc.
 
2 – Individualisme et changements de valeurs
Dans notre société, la grande mutation est l’émergence de “l’individu incertain[1] celui qui n’est plus soumis à des contraintes sociales qui lui dictaient plus ou moins le comportement à suivre. Il n’y a plus de règles claires de vie en société (exemple : le mariage des jeunes, auparavant très réglementé socialement, ne l’est plus ou beaucoup moins aujourd’hui. Du coup, que faire ?) . On est dans le règne “ Je fais maintenant ce qui me fait plaisir“
Or toute société est fondée sur les règles (Durkheim) et le sens (Weber). Selon Durkheim, la sociologie se définit comme la connaissance des règles auxquelles la société soumet les individus, règles extérieures et contraignantes (nous naissons dans une famille qui impose des manières de vivre, dans un pays, une culture, un langage, etc.). Définition acceptée longtemps, jusqu’au jour où les chercheurs se sont rendu compte que les règles étaient autant “bricolées“ qu’imposées : il y a bien une autorité qui édicte des règles, (régulation de contrôle), mais ceux qui les reçoivent les adaptent à leurs contraintes ou attentes (régulation autonome) et finalement la société fonctionne sur des régulations conjointes. Il ne s’agit pas toujours d’un bricolage “crapuleux“ (même s’il peut l’être) ; il doit être interprété comme un bricolage “vertueux“, permettant de comprendre le sens que lui donne celui qui le pratique.
Le deuxième fondement sociologique de toute société est le sens que l’acteur donne à son action. Il s’agit donc d’une sociologie compréhensive, non interprétative, c’est à dire une sociologie qui cherche à comprendre le sens de l’action d’un individu dans une organisation qu’à partir de la connaissance du sens que lui-même donne à sa place dans l’organisation, et non à partir de données extérieures à cette organisation. Or la tendance naturelle est d’interpréter à partir de ces données extérieures, comme, par exemple, à travers les grandes catégories “naturelles“ : les jeunes/les vieux, les hommes/les femmes, les blancs/les noirs/les jaunes, etc. Ces catégories “colorent“ les comportements, elles ne les fondent en aucun cas. Exemple du jeune tunisien immigré qui change de comportement au travail le jour où il renonce à retourner en Tunisie et décide de rester en France, donc de passer l’examen du P1 dans l’usine Berliet où il travaille.
Un des points forts du projet éducatif des MJC est de devenir un lieu d’apprentissage des règles et d’apprentissage du sens, permettant aux jeunes de mieux se situer dans la société et d’échapper aussi bien à l’individualisme qu’au communautarisme. Ce projet pédagogique émerge à travers les différentes activités que les MJC proposent aux jeunes.
 
(les 3 à 6 sont consacrés à la vie des MJC)
3 – La vie des associations : la coopération entre les acteurs
La vie des ensembles humains que constituent les maisons est analysée d’abord à travers la question de la coopération. Comment faire coopérer individus et groupes dans les organisations ?
La coopération n’existe pas « naturellement ». Même une association composée de bénévoles, donc venus pour travailler ensemble, connaît des problèmes de coopération. Ces bénévoles viennent avec une idée de ce qu’ils veulent faire ou vivre et alors ils sont prêts à se battre pour réaliser leur rêve. Le bénévolat ne gomme pas les conflits.
Sous-tendant l’idée de coopération, on trouve deux conceptions philosophiques antagoniques de l’homme en société. Selon Hobbes (philosophe anglais du XVIIe siècle), l’homme est un loup pour l’homme. Le rôle de celui qui gouverne la société est de décider ce que doit être la règle du bien commun et son action est de l’imposer. Selon Locke, au contraire (même lieu et même période), la société est fondée par un accord entre les citoyens, le rôle du souverain devant se résumer à protéger les libertés en faisant peser le minimum de contraintes. D’où la question de toutes sociétés et associations : faut-il un pouvoir central et quelles doivent être son rôle et son action ?
Dans les MJC, le rôle du pouvoir est donc objet de débat. Il a été dit “qu’il y a besoin d’une vision du président“. On serait alors dans la perspective de l’autonomie des Maisons, le président exprimant sa vision sans coercition. Mais alors où sont les instances de régulation en cas de divergences fortes, voire de conflit ? Il est normal que la question demeure non résolue, le pouvoir d’influence suppléant à un pouvoir hypothétique de coercition que, clairement, les Maisons ne souhaitent pas voire s’imposer.
La théorie sociologique trouve un type de réponse à travers la théorie de la mise en réseau dont l’exemple emblématique est le cas des Coquilles Saint Jacques. L’histoire est la suivante : dans les années 1970, on s’aperçoit que les CSJ disparaissent des côtes bretonnes, sans que l’on en sache exactement la cause. L’idée naît alors que, plutôt que de faire appel à des experts, il faut mettre en réseau les principaux acteurs en décelant leurs enjeux. Ces acteurs sont : les marins pêcheurs, enjeu-leur métier – les chercheurs, enjeu-le renom – les pouvoirs publics, enjeu-la paix sociale – et enfin on mentionne les CSJ, des non-humains que l’on considère non comme des animaux ou objets passifs, mais comme des actants qui ont leurs réactions propres, sont construits ou interprétés comme des humains. Le réseau et l’approche d’une solution existeront lorsque l’on sera parvenu à relier ces différents acteurs. Pour y parvenir il faut trouver une question commune, à la réponse de laquelle ils travailleront ensemble à travers un objet commun. Ici, la question sera “Comment se reproduisent les CSJ ?“, question dont la réponse associe tous les acteurs. L’objet commun sur lequel ils travailleront ensemble sera un laboratoire en mer. A partir de là, marins pêcheurs et chercheurs ont effectivement travaillé ensemble, ont échangé des renseignements, ont accepté (surtout les marins pêcheurs) des contraintes de restriction et de modification de leur travail. Au bout du compte, ils sont parvenus à comprendre les raisons de la disparition des CSJ (raisons mêlant maladie, prédateurs, courants nouveaux dans les baies de la côte bretonne), avec pour toutes les parties une vraie compréhension de la vie des CSJ.
 
Créer de la coopération passe par une compréhension des enjeux des acteurs concernés, par une prise en compte de ces enjeux, par des échanges, même si une certaine coercition est parfois nécessaire pour ce travail en commun. Dans le cas des CSJ, la contrainte était celle de la disparition, constatée par les principaux intéressés, des CSJ. Tout le monde avait comme enjeu de trouver une réponse.
La théorie de la traduction a été une des sources des pratiques de projets d’entreprise, projets transversaux dont l’objectif est de relier des acteurs dont les modes de pensée, les pratiques et les enjeux sont profondément différents. Le manque de coopération dans les entreprises comme dans les associations est un des obstacles les plus coûteux et les plus résistants au bon fonctionnement de ces ensembles.
 
4 – Autonomie et pouvoir. C’est sans doute un des problèmes les plus délicats et les plus présents dans les MJC. Il a été dit “Une fédération ne peut exister sans MJC, une MJC peut exister sans fédé“. Ce qui est formellement exact. Mais une MJC non rattachée à une fédération, ça donne quoi au bout de quelques années ? On l’a déjà évoqué plus haut. La vision des vrais problèmes des terrains est sûrement la force des MJC, dont les responsables sont immergés dans les quartiers. Mais les déviations sont possibles et il semble que beaucoup demandent à la fédération d’être le gardien de la vision à long terme et de le rappeler, sans qu’elle détienne un véritable pouvoir de contrainte. La relation entre centre et terrain est un problème récurrent auquel, semble-t-il, aucune structure formelle ne peut répondre. Les principes d’autonomie et de pouvoir central, au moins d’influence, sont dans une dialectique qui demande à être interrogée en permanence. La question à se poser est celle de l’équilibre entre les deux pôles, sans qu’il y ait de réponse définitive. L’équilibre actuel est-il le bon ? S’oppose-t-il à l’autonomie et à la construction des projets ? Qu’est-ce qu’un “bon“ résultat pour une MJC ? Seul, un dialogue entre les maisons et la fédération peut répondre à la question, dialogue permanent qui sert de structure et de garde fou contre des dérives.
 
5 – Institutions extérieures et MJC. Ici, c’est la relation avec l’environnement, en particulier les pouvoirs politiques locaux (souvent financeurs) qui est posée. Comme dans la relation interne décrite plus haut, il n’y a pas de réponse définitive. Les financeurs et/ou les pouvoirs locaux sont fondés à proposer des pistes d’action, pas à les imposer. Lorsque les MJC grossissent, elles ont tendance à devenir plus dépendantes à cause des besoins de financement – mais ce n’est pas une règle générale – et sont plus visibles, donc susceptibles d’intéresser davantage les pouvoirs locaux et d’être influencées par eux. Il est sûr que les MJC doivent garder la maîtrise de leurs objectifs, il est non moins sûr qu’elles ne peuvent s’abstraire des pouvoirs locaux. Entre ces deux pôles, il n’existe guère d’autre règle que de garder le dialogue et de négocier l’indépendance en même temps que le service.
 
6 – Innovation et organisation. On rappellera simplement que tout innovation représente une perturbation pour une organisation et qu’en même temps l’innovation est nécessaire à la vie de l’organisation. Sans innovation, l’organisation (donc les MJC) meurent. Il est donc nécessaire de garder une organisation assez souple pour se laisser déranger par les innovations. L’innovateur bouscule l’existant, il a des projets qu’il veut faire évoluer, mais il ne peut le faire hors de l’institution qui cherche, elle, à stabiliser ses régulations. 
 
7 – Passé et histoire. Le passé et l’histoire sont toujours importants à prendre en considération, particulièrement ici où la référence au passé a pu servir et parfois sert encore à une définition identitaire. Cependant, le concept d’identité est à la fois fondateur et en même temps ne peut être qu’évolutif. Les références identitaires sont indispensables à toute société mais sont évolutives. La France de mon enfance, qui a structuré ma personne, est à la fois identique à et profondément différente de celle d’aujourd’hui. Donc il convient de se référer au passé sans en être prisonnier. De plus, le passé est généralement idéalisé comme le temps de l’expérimentation et de la création, un temps où une très grande autonomie était laissée sur le terrain. La création de Peuple et Culture, qu’on se doit d’évoquer ici, a été l’époque d’une très grande créativité, qui peut demeurer une référence alors que l’association a été dissoute. Comment rester fidèle aux intuitions de départ tout en en modifiant les conditions de mise en œuvre ? Le passé reste une référence quasi identitaire, mais l’identité est évolutive, on ne peut rester le même à travers le temps. Comment concilier les deux ? La tension entre le passé fondateur et le présent qui oblige à des évolutions est source de dynamisme si elle est réfléchie et débattue sans a priori.
 
8 – Conclusion. Toute structure est une évolution permanente, créatrice de tensions qui peuvent renouveler et donner lieu à des évolutions positives à condition d’être clairement débattues. Quelles sont aujourd’hui les missions des MJC ? Il semble qu’il y ait accord pour une mission de tissage et retissage permanent du lien social, certains disent de transformation sociale. Le lien social est le fondement de toute société, celle-ci se définissant par l’existence et les formes de ce lien. C’est la mission fondatrice des MJC, l’insertion dans la vie de quartier, le maintien de la proximité de ses habitants, l’écoute de leurs attentes garantissant la pérennité de cette mission.
 
 
Philippe Bernoux
AUTRANS, le 16 DÉCEMBRE 2007


[1] Titre de l’ouvrage d’Alain Ehrenberg, (1995), L'individu incertain, Paris, Hachette Pluriel, 351 pages- pas extrêmement facile à lire, mais très suggestif et appuyé sur deux grandes enquêtes sur les drogues et sur la télévision. Les 30 premières pages développent le thème du livre.
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sol.jpg

Durant ces trois jours Maryline Mougel était parmis nous pour présenter la carte Sol. Vous avez découvert le SOL ou vous êtes tout simplement intéressé par "donner du sens à vos échanges..."
Visitez le site www.sol-reseau.coop
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untitled.jpg Il y a beaucoup de neige aujourd'hui. D'ici vendredi la situation peut s'améliorer. En tout cas chacun est prévenu et si vous venez en voiture il est indispensable d'avoir des équipements spéciaux pour routes enneigées : pneus neige, chaînes, prévoir une pelle dans le coffre, des chaussures chaudes et montantes... comme pour aller en station de ski en plein hiver, ce qui est le cas!

Possibilités de prendre le bus à Grenoble.

Samy Fouché  MJC 4 Coins - Vercors

Web cam station :
http://www.trinum.com/ibox/autrans/

INFO ROUTES 

  • Attention à partir du 5 septembre 2005 fermeture des Grands Goulets (accès à la Chapelle en Vercors) réouverture prévue juin 2008.
  • La route de la Moliere est fermée.
  • Suite à un éboulement survenu le 2 Novembre 2007, la route des Gorges de la Bourne, RD 531, reliant Valence au Plateau du Vercors , sera fermée jour et nuit, y compris le week-end, jusqu'au 14 décembre 2007 à 17h30.
    A partir du 14 décembre, 17h30, et jusqu'au 21 décembre, cette route sera réouverte en semaine de 17h30 à 8h15, et jour et nuit durant les week-ends. La partie haute des Gorges entre Les Jarrands (Villard de Lans) et la Balme d Rencurel reste ouverte.
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bernoux.jpg Philippe Bernoux, sociologue du travail, des entreprises et des organisations. Docteur de 3e cycle, Docteur d'Etat, Directeur de Recherches Honoraire au CNRS. Membre du Groupe Lyonnais de Sociologie Industrielle (GLYSI), CNRS - Université Lyon 2, qu'il a fondé et dirigé pendant douze ans. Nombreuses recherches dans les entreprises (en particulier en observation participante) et les grandes organisations (système de santé, d'enseignement), sur leur création, leur organisation, l'effet des nouvelles technologies, etc. Enseignement de sociologie du travail, des organisations et des entreprises, en particulier dans des écoles d'ingénieur.
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Samedi 15 décembre
« Nos références culturelles interrogées par la crise »
Philippe Vial

Universit---d-automne07-068.jpg Ancien responsable d’une fédération d’éducation populaire et titulaire du DEFA, Philippe Vial, après une formation universitaire  de près de 10 ans (DEA de sociologie industrielle et DESS de psychologie systémique)   devient, en 1990, directeur du bureau d’études et de conseils «Varap développement ».Entre Théorie et pratique, entre prise de distance et engagement, entre conseils et action, entre décideurs et citoyens, et toujours librement,  notre bureau d’études  analyse, conseille, accompagne et forme les acteurs locaux  qui ont en charge ou qui interviennent dans le champ des politiques éducatives, sociales,  économique et urbaine. Toutes nos interventions se font dans le cadre d’un engagement politique clair qui met au cœur de nos pratiques d’intervention le modèle du « développement local » pour participer à la  redéfinition  des conditions d’un « mieux vivre ensemble ».

Aujourd’hui, tout  fait crise, mais tout me semble gérable pour peut que nous sachions où nous voulons aller, que nous ayons fait le deuil du fait que la solution pourrait venir  toute seule d’un ailleurs bien hypothétique  et que nous ayons développé des compétences stratégiques à l’accompagnement du changement. Oui, notre pays et plus largement les sociétés industrielles dites développées sont en «Crise» et j’aurai presque envie de dire tant mieux si je ne voyais pas chaque jour les effets catastrophiques que produit cette crise sur les droits les plus fondamentaux des Hommes et les Femmes et sur la qualité des relations qui doivent  se nouer entre l’ensemble des membres d’une collectivité humaine. Après les 30 Glorieuses (1945-75) puis les trente Piteuses (1975-2005) je  veux  participer à donner du sens
Aux 30 années à venir dont j’aimerai que ma descendance puisse qualifier de trente Heureuses ou de trente Généreuses ou de trente ...
Oui s’est la crise, mais de  quelle crise parle t-on et crise de quoi  d’abord ? Comprendre la crise s’est déjà se donner des atouts pour la gérer.  Sommes-nous concerné par cette crise ? Les MJC, entre autre,  y ont-elles pris part et peuvent-elles aujourd’hui  participer à la définition d’un nouveaux projet social capable de ré enchanter notre monde, nos mondes ?
Puisque vous avez décidé « de laisser interroger vos références culturelles par la crise », voilà les questions que j’ai envi que nous nous posions ensemble dans un climat de libre pensée et de respect mutuel en se disant que la culture c’est « ce qui nous reste quand on a tout oublié » (André MALRAUX)
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Université 2007 « Les MJC en Rhône-Alpes »
questions de jeunesse !
 
1- l’Université des MJC :
un temps pour regarder, analyser et comprendre ; puis réfléchir à une politique et des axes de travail pour avancer ensemble…
2- Une société malade de sa jeunesse :
la jeunesse devient « un problème » pour la société, mais n’est-ce pas l’inverse… une société qui génère une telle crise générationnelle est une société profondément malade : questions de mixité, de discrimination, d’égalité, de cohérence économique et sociale… la situation et la réaction des jeunes en est un des symptômes, pas une cause !
3- C’est quoi la jeunesse :
un état quasi permanent « encore enfants, jamais adultes » ou une transition plus ou moins rapide vers l’âge adulte. C’est quoi aujourd’hui être « majeur », et quand ?
4- Faut-il agir pour la jeunesse, laisser les jeunes agir pour eux ou agir avec la jeunesse :
plus personne ne songe « faire pour ou à la place » des jeunes, mais la tendance lourde est de renvoyer cette problématique de la jeunesse aux jeunes eux-mêmes : leurs « initiatives émergentes » permettraient de résoudre la crise. Raisonnement bien simpliste de quelques intégristes du jeunisme qui sont souvent écoutés par nos responsables politiques. La vraie question, c’est comment remettre la société en mouvement avec sa jeunesse ? : c’est un des principes fondateur et fondamental de certains courants de l’éducation populaire incarné historiquement par les MJC notamment.
5- Comment redonner une place à la jeunesse et permettre l’émancipation de chacun :
§         une place dans la société : être considérés comme membres en devenir, mais déjà à part entière économiquement et socialement (et non toujours à la porte) dans une société elle-même en devenir ?
§         une réalité personnelle : permettre à chaque jeune de « se construire » pour devenir adulte autonome et responsable en temps voulu tout en restant « jeune » !
§         une reconnaissance politique : ne plus être considéré comme des « sujets marginaux » (à problème) mais une chance et un apport positif dans « la conduite politique ».
les discours à la mode et l’instrumentalisation de quelques stars (artistes, sportives ou politique !) pourraient faire croire qu’il suffirait de permettre à chaque jeune de réussir individuellement ou par petits groupes pour que la question de la jeunesse soit traitée, ce n’est pas notre avis : il faut revenir aux concepts de départ de l’éducation populaire, c’est par une prise en compte globale et raisonnée des questions sociales par l’ensemble des citoyens que l’on fait évoluer la société…
6- Des pistes de réflexions et d’actions à creuser :
Les pistes évoquées ci-après reprennent les propositions de la campagne « Politiquement jeune » portée par le CNAJEP, il s’agit d’un reclassement et d’un questionnement pour les MJC
sur 4 axes :
§         élargir la place et le rôle politique des jeunes, renforcer le soutien aux organisations de jeunesse :
-          encourager la participation des jeunes à l’ensemble des activités associatives. Inciter les jeunes à rejoindre les associations ne suffit pas. Il faut permettre aux associations de les accueillir à la place qu’ils souhaitent et leur donner les « clefs » pour y entrer : formation, soutien à leurs projets, reconnaissance de l’élu associatif… est-ce un enjeu pour les MJC ?
-          faciliter et permettre la participation des jeunes au sein des instances démocratiques : légitimer leur place et leur rôle au sein des établissements scolaires et notamment dans les lieux de décision, accroître leur représentation dans les instances consultatives locales, régionales (CESR) et nationale (CES). Quelle place dans les MJC et quel rôle pour les MJC ?
-          développer les organisations de jeunes : par une reconnaissance spécifique à travers l’attribution de fonds particuliers, le soutien à la formation, la mise en place de mesures législatives ou réglementaires, l’aide à l’organisation locale et à la structuration nationale par les fédérations. Quel rôle pour notre Fédération et la Confédération des MJC de France ?

§         créer une dynamique sociale avec les jeunes en articulant émancipation individuelle et place dans la société :
-          aller vers un Service Civique Universel à partir des dispositifs actuels : l’idée a fait son chemin chez les responsables politiques, il ne peut être le remède à tous les maux, mais doit rester avant tout un outil d’émancipation et une chance pour la société. Il s’agira de proposer des cadres pour favoriser l’engagement de tous en donnant un véritable sens civique à cette expérience sans dériver vers des substituts d’emploi. Les MJC peuvent-elle y contribuer ?
-          internationaliser l’engagement des jeunes face à la mondialisation et pour une construction citoyenne de l’Europe : soutenir et multiplier les expériences en abondant les moyens alloués aux organismes spécialisés dans les activités volontaires à l’étranger ; mettre en place des rencontres internationales des organisations de jeunes. Des MJC sont déjà en dynamique…
§         permettre aux jeunes d’accéder rapidement à l’autonomie :
-          renforcer l’accompagnement dans leurs projets de vie : pas seulement en relevant le défi de l’accès à l’emploi, mais aussi par l’acquisition de nouveaux droits et devoirs, la possibilité de se loger, d’accéder à la santé, à la culture, etc. Des MJC apportent leur contribution dans les dispositifs d’accompagnement, mais dans un souci d’efficacité et de qualité il convient de renforcer les synergies entre les acteurs, de se donner des objectifs plus ambitieux et d’améliorer la lisibilité pour les jeunes…
-          créer une couverture universelle d’émancipation de la jeunesse : aujourd’hui, le principal frein à l’autonomie des jeunes est d’aspect économique ; ils ne peuvent que difficilement disposer de ressources propres et les aides sont inadaptées, insuffisantes ou inexistantes. Les MJC peuvent-elles porter un débat public sur la nécessité de trouver les moyens de financement de cette couverture, y compris par une réforme fiscale qui aboutisse à la reconnaissance sociale et citoyenne des jeunes ?
-          développer un service public d’information et d’orientation des jeunes : l’enjeu est de repenser le rôle et les liens entre les réseaux existants (Missions locales, information jeunesse, CIO, ANPE, Assedic, Crous, etc.) afin de rendre un service de proximité aux jeunes de la sortie du collège au premier emploi stable. Quel acteur public et quel partenariat avec les réseaux associatifs d’éducation populaire dont les MJC ?
§         modifier profondément l’articulation entre la sphère éducative et celle du monde économique :
-          dénoncer la dichotomie entretenue par notre société entre le « savoir » et le « travail », l’un serait vertueux, l’autre voué au diable ! Les diplômes deviennent de plus en plus des discriminants sociaux et la plupart des entreprises se refusent à jouer leur rôle d’intégrateur économique et social en favorisant et stabilisant l’emploi des jeunes. Les MJC, dont l’histoire est en partie liée à celle parfois douloureuse du salariat, peuvent-elles reprendre leur place dans le débat pour réhabiliter les valeurs éducatives des collectifs de travail ?
-          considérer le « travail » comme source de savoir et l’entreprise ou l’engagement associatif comme lieu d’acquisition de compétences : l’expérience professionnelle et maintenant le bénévolat ou le volontariat sont reconnu par le dispositif de Validation des Acquis de l’Expérience. Les MJC peuvent-elles accompagner leurs jeunes dans ces processus ?
-          ouvrir les établissements scolaires pour en faire des lieux de vie, d’échanges et de rencontres : permettre aux acteurs sociaux de contribuer au processus éducatif global favorisant le développement de compétences diverses (culturelles, intellectuelles, manuelles, artistiques, sportives, etc.). Mais aussi, donner aux établissements scolaires une fonction de pôles de ressources » sur leurs territoires en s’ouvrant sur d’autre générations, et d’autres temps de vie que celui des lycéens et étudiants. Des partenariats avec des MJC existent déjà, comment les développer ?
-          renforcer les liens entre l’éducation et la professionnalisation par le monde du travail : la généralisation de l’intégration de périodes en entreprise dans les parcours de formation scolaires doit s’accompagner d’une recherche de qualité notamment par un accompagnement personnalisé. Là aussi notre milieu associatif et professionnel devrait s’engager plus, comment ?
 
Jean-Claude Drost – décembre 2007
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« Les MJC en Rhône-Alpes » par Jean-Claude Drost, MJC Abbaye Grenoble

EDUCATION POPULAIRE
ORIGINE ET HISTOIRE DES MJC
 
Les Maisons des Jeunes et de la Culture : Une communauté qui perd la mémoire perd son identité
 
Sur fond de calendriers qui évoquent le temps qui passe avec quelques dates marquantes, l’exposition retrace le vécu de l’éducation populaire et des réseaux de MJC.
expo.jpg Depuis « la préhistoire » et les courants fondateurs jusqu’à aujourd’hui avec nos interrogations sur le sens de nos actions, les grands moments de notre histoire sont évoqués : le Front populaire, « la guerre 39-45 » et la réaction citoyenne dans les maquis, « la libération » et la République des Jeunes en précurseur du mouvement, « la création » des MJC et de la Fédération, avec leurs concepts politiques et pédagogiques, « les années 60 » avec le mouvement social et la première scission, « et maintenant » avec la naissance de la Confédération des MJC de France et de notre fédération régionale « les MJC en Rhône-Alpes »…
Cette présentation chronologie met en évidence la complexité de la construction des MJC, mais aussi leur patrimoine philosophique, politique et culturel : à nous de l’enrichir et de le transmettre.
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Intervenants : Véronique Gallais
Responsable des partenariats et du développement de l’ASTS. A mené différentes activités sur le thème du développement durable et coordonné la réalisation d’outils pédagogiques sur le développement durable et le commerce équitable.

Et George Bertrand
Administrateur de l’ASTS (depuis 2001). Ancien responsable des actions culturelles de l’ASTS et ancien vice-président de la Fédération des MJC
ASTS – Association Science Technologie Société
Depuis sa création en 1981, l’ASTS a développé un savoir-faire diversifié et acquis une solide expérience en médiation culturelle sur les enjeux Science et Société, et sur les questions liées au concept de Développement durable. Nos activités et nos outils pédagogiques s’attachent à sensibiliser les publics aux défis pour l’humanité que représentent le respect de l’environnement, le développement économique et social, la diversité culturelle, la citoyenneté active.
L'Association se donne pour mission d'explorer et de faire connaître les relations qui existent entre l'évolution scientifique et technologique et le développement de la société. Elle s'attache à être un lieu de réflexion et de confrontation destiné aux chercheurs, scientifiques, ingénieurs, cadres, techniciens, médiateurs, responsables d'institutions de culture scientifique et technique, ainsi qu'à toutes personnes qui s'interrogent de manière citoyenne ou professionnelle sur le sens des enjeux du développement scientifique et technique.
Acteur majeur dans le domaine de la Culture Scientifique et Technique, l'ASTS est soutenue par un Conseil scientifique depuis le printemps 2004. Présidé par André Jaeglé, ingénieur général géographe, président de la Fédération Mondiale des Travailleurs Scientifiques (FMTS) et animé par Michèle Descolonges, sociologue, il est constitué de personnalités connues pour la qualité de leurs interventions dans leur domaine de compétences et compte actuellement 44 membres.
L’ASTS travaille avec de multiples partenaires : institutionnels, collectivités territoriales, comités d’entreprises, associations, entreprises.
www.asts.asso.fr
 
Détail / Résumé des activités de l’ASTS
·         Les malles expositions
Ces supports pédagogiques originaux se présentent comme autant de grands coffres mystérieux que fait vivre un animateur scientifique spécialement formé. Très interactives et ludiques, les malles expositions permettent, en alliant culture scientifique et plaisir, de sensibiliser les publics aux grands enjeux de société : la Terre, l’eau, l’énergie, l’alimentation, les climats, la révolution de l’ADN, les outils de communication. Elles sont accompagnées par un animateur scientifique et s'adressent à tous publics à partir de CM1/CM2.
·         Les ateliers d’animation
Les ateliers d’animation reposent sur l’exploration de ressources variées et adaptées à l'âge des participants (films, livres, jeux, supports multimédias, produits et emballages...). Cette activité permet la découverte ludique et interactive d’une thématique et peut être enrichie par des interventions spécifiques ou encore par la production d'une vidéo micro trottoir, qui nourriront le débat.
·         Les expositions
Conçues sur le principe de l’itinérance et de l’interactivité, ces expositions ont comme objectif de faire évoluer le regard que porte notre société sur les sciences et les techniques, pour les intégrer dans une démarche culturelle globale. Du développement durable à la théorie de l’évolution de Darwin en passant par une mise en scène du monde scientifique (exposition "Fenêtre d’artiste sur vue sur les sciences")… ces expositions constituent également une introduction à des débats, rencontres, initiatives publiques en relation avec le thème qu’elles proposent.
·         ‘L’Espace Public Numérique’ des Olympiades
L'Espace Public Numérique des Olympiades, initié par la mairie du XIIIe arrondissement, conçu et animé par l'ASTS propose un accès multimédia libre et gratuit à la portée de tous. C’est un lieu de formation, d'animation de la vie locale, de débats au service des habitants du quartier au cœur duquel il s'insère. D'accès gratuit, ouvert à tous les âges, l'EPN permet d'accéder aux nouvelles technologies individuellement ou bien par le canal d'associations de quartier. Son originalité tient, entre autres, à son équipement en logiciels libres.
·         Le Forum "La science et nous"
Cette manifestation, qui rassemble chaque année plusieurs milliers de visiteurs, est organisée par l'ASTS, en partenariat avec le Conseil Général du Val-de-Marne et la ville de Fontenay-sous-Bois. Evènement majeur de la culture scientifique, il constitue un espace privilégié de rencontres entre le public et les acteurs scientifiques, associatifs, économiques autour d'une thématique annuelle.
·          « Terre en tête », Biennale de l'environnement pour un développement durable. Depuis sa première édition en 2000, l’ASTS participe à l’élaboration de la manifestation, une initiative du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis. Elle intervient à travers l’organisation des forums et la réalisation des dossiers correspondants. Elle coordonne la participation des organismes de recherche et de certains autres partenaires. Elle élabore aussi les parcours pédagogiques et organise les visites de scolaires (300 groupes en 2006), accompagnées d’animateurs scientifiques, sur le site de la manifestation. Des activités pédagogiques sont par ailleurs proposées aux établissements scolaires du département entre deux éditions et en amont de la manifestation.
·         ‘Savante Banlieue’ organisée à l'occasion de la Fête de la Science. Elle invite les passionnés et les curieux de tous âges à découvrir les richesses du département de la Seine-Saint-Denis en matière de recherche et de développement scientifique et technologique. L'ASTS est partenaire de l'initiative et organise la venue des jeunes.
·         ‘Salon du livre d’histoire des sciences et des techniques, fruit du partenariat entre la municipalité d'Ivry-sur-Seine et de l'ASTS, parrainé par la Société Française d'Histoire des Sciences et des Techniques. D'accès libre et gratuit, la manifestation est un lieu de rencontre inédit entre citoyens. De nombreuses animations permettent tout au long de la manifestation de réfléchir et de débattre des sciences, des techniques, de leur histoire et des enjeux de société correspondants.
·         « Sciences, on tourne ! », action éducative visant à rapprocher les jeunes de la science et de ceux qui la font au quotidien. L'ASTS initie, au sein des établissements scolaires, des cycles de rencontres entre des scientifiques (chercheur(e)s, enseignant(e)s-chercheur(e)s et technicien(ne)s de laboratoire) et des élèves du secondaire.
·         Axiales, publication trimestrielle de l’ASTS sur des thématiques d’actualité scientifique.

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  Vendredi 14 Décembre 2007
À partir de 17:00
Accueil / installation
Dès 18:30
 
Apéritif et mot d’accueil
19:00–20:15
 
Dîner
20:15-20:45
 
Transfert vers la salle de spectacle 1er départ 20h30 par bus.
20:45-21:00
 
Ouverture des Universités par Philippe Robert, Président
21:00-23:0
 
Spectacle “ Le paradoxe de l’Erica “ par la Cie La Tribouille 
à la salle des fêtes d’Autrans ( environ 1km de l’Escandille ).
Samedi 15 Décembre 2007
07:30 – 08:30
Petit-déjeuner
 
9:00 – 10:30
 
Plénière avec l’intervention de Philippe VIAL sur le thème :
 « Nos références culturelles interrogées par la crise »
 
11:00 - 12:30
ATELIERS
N°1
Questions de jeunesse
N°2
 
L’évolution du droit dans les relations associations & collectivités
N°3
L’organisation associative.
 
N°4
La lutte contre
les discriminations
N°5
La démocratie participative
N°6
Le développement durable et l’éducation populaire
13:00 – 14:30
 
Déjeuner
 
15:00 - 16:30
 
Reprise des ateliers (Identiques à ceux du matin)
 
16:30 – 18:00
 
Exposition et vidéo sur l’histoire des MJC - Temps libre.
 
18:00 – 19:30
 
Apéritif festif avec les Gaspards (musique déambulatoire)
 
19:30 – 20:45
 
Dîner
 
21:00 – 22:45
 
Cinéma : Film de Robin Renucci «  sempre vivu »
Débat.
 

Dimanche 16 Décembre 2007
07:30 – 09:00
Petit-déjeuner
09:30 – 11:00
 
 
Intervention de Philippe BERNOUX
« L’organisation actuelle au regard de la société »
11:00 – 12:00
 
Synthèse des travaux par Philippe VIAL
12:30 – 14:30
 
Déjeuner
Par MJCRA - Publié dans : Compte rendu Groupe Animation - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
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Dans quelques semaines nous retrouvons dans ce décor. La neige est au rendez-vous ! N'oubliez donc pas de vous inscrire.
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Ce spectacle est joué par la compagnie Nantaise « la tribouille » ,  d’après les textes de Patrick VIVERET « reconsidérons les richesses ».
Installé autour d'un surprenant espace de jeu circulaire, le public est plongé au coeur du fonctionnement économique et de ses paradoxes les plus étonnants.
Par exemple, qui pourrait croire que la marée noire de l’Erika ou les accidents de la route, entre autres catastrophes, sont favorables à la fameuse croissance du Produit Intérieur Brut (P.I.B.) ?
erica1.jpg Nos instruments de mesure ont en effet l’étrange caractéristique de comptabiliser positivement des destructions, pour peu qu'elles engendrent des réparations ou des indemnisations!
Les « indicateurs de richesse » : sous ce terme barbare se cachent les outils officiels permettant de prendre des décisions politiques, économiques, sociales.
Dans nos sociétés, ils se résument de plus en plus au « Produit Intérieur Brut »(P.I.B.), réduisant la notion de richesse aux échanges financiers…

Sur scène, trois personnages ballottés par la vie qui suit son train-train de catastrophes ...
L’accident de la route, pour l’un d’eux, sera le début d’une quête obstinée d’éclaircissement sur ce paradoxe : " son accident de la route fait monter le PIB "…
Les voilà ainsi embarqués tous les trois dans une étonnante exploration. Et changer son propre regard sur le monde, explorer de nouveaux repères, ça bouscule un peu les habitudes... Erica2.jpg
Ils découvrent rapidement que derrière les comptes, il y a les contes… Derrière la façon dont des sociétés comptent ce qu’elles appellent richesse, production, activité... il y a en réalité des choix de société et ces choix sont aussi une façon pour une société de se raconter son histoire.
Alors comment les sociétés se racontent-elles leurs histoires avec leur part de rêve et avec leur part de cauchemar

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La prochaine réunion du groupe Animation a lieu à Villeurbanne 
le 22 novembre 
de 18h00 à 20h00

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UNIVERSITES D’AUTOMNE
REUNION GROUPE ANIMATION 17 OCTOBRE 2007
 
Présents :
-          Philippe VIAL
-          Philippe ROBERT, Caroline MARQUE, Simone BLANC, Mouloud LAAZIRI
-          Thierry CHEINE, François FAYOLLE,
-          Stéphane HUBERT, Rabah TAOUTAOU,
-          Corinne NERVA
 
Excusés : Patrice SAUTREAU- Michel MACHICOANE
 
 
Objectifs :
-          communication autour de l’évènement, diffusion de l’information en interne et en externe
-          organisation
 
Contacts intervenants
-          Acsé    en attente réponse M.Janin
-          collectif richesses : en cours.
-          P.Bernoux : RDV prévu le 24/10 reporté au 29/10
-          Katia Philippe, Conseil Régional : réponse positive
-          Brigitte Clavagnier – Juris Associations – intéressée mais problème de disponibilité – pas de réponse dans l’immédiat
-          Pierre Mahé (Adels) oriente vers Sylvie Barnezet, chargée de communication et de concertation à l’agence d’urbanisme de la région grenobloise – accord de principe – souhaite rencontrer 2/3 MJC pour préparer son intervention.
-          F.Fayolle a contacté 2 responsables d’ ASTS, Association Science Technologie Société. Intéressés, pourraient intervenir. Souhaitent aussi rencontrer des MJC en amont.
-          Robin Renucci : contact Pierre Brette en cours. Réponse début semaine prochaine.
 
Etienne DAVODEAU, journaliste créateur d’une BD, sollicité par Thierry Cheine, a décliné l’invitation.
Le volet historique du vendredi soir pourrait donc être illustré
- par l’installation d’une expo sur les MJC (JC.Drost – P.Génin) (voir i modalités d’installation)
- par le visionnement d’un CD Rom « Histoire(s) de MJC de la seconde guerre mondiale à 1979 » produit par la FR Ile de France, dans lequel interviennent Françoise TETARD historienne chercheur au CNRS et Georges BILBILLE ancien directeur de MJC et auteur du livre « du côté de Mouffetard – durée 30’ environ.
Un temps est prévu autour de l’exposition et du visionnement du CD le samedi après les travaux en ateliers entre 16h30 et 18h00.
Une duplication du CD est envisagée afin qu’un exemplaire soit remis à chaque participant
(Contact F. Fayolle / MAIF à ce sujet – et F. Fayolle / FR IDF pour demande d’autorisation).
 
Filage des journées : (voir grille adressée aux MJC).
Un changement dans le déroulement de la journée du samedi. L’intervention en plénière pourrait être assurée par Philippe VIAL sur le thème « Nos références culturelles interrogées par la crise ».
Philippe VIAL présentera son projet d’intervention aux membres du groupe d’animation à la prochaine réunion, le 12 novembre à 18h00.
 
Communication
En interne :
Programme des journées, tarifs de participation et bulletin d’inscription sont adressés par courriel à toutes les MJC dès le 26 octobre.
 
En externe
Voir Albert Prost et Jorris Santalucia pour préparation d’une communication définitive pour le 5 novembre. Date limite d’inscription le 30 novembre.
 
Restitution et compte rendu des travaux des universités
Mouloud Laaziri prend contact avec l’IEP de Grenoble.
 
Prochaine réunion avec la participation de Philippe VIAL le 12 novembre de 18h à 20h.
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REUNION GROUPE ANIMATION 17 OCTOBRE 2007

 Présents :
-          Jean Claude DROST – Philippe ROBERT
-          Patrice SAUTREAU, Thierry CHEINE, François FAYOLLE,
-          Stéphane HUBERT, Rabah TAOUTAOU, Gérard LAMBERT
-          Corinne NERVA
 
Excusés : Caroline MARQUE – Mouloud LAAZIRI – Marie CHAMBARD – Christiane DREVET - Michel MACHICOANE
 
 
Objectifs :
-          définir thématiques des ateliers
-          budget – premiers éléments -
 
 
Le déroulement  tel qu’envisagé lors de la dernière réunion du groupe :
- Vendredi soir            Accueil, repas, spectacle
- samedi :                   Séance plénière en début de matinée pour introduire les travaux
                                   Travail en ateliers thématiques matin et après midi
                                   Film de Robin Renucci
- Dimanche :              Matinée en plénière.
 
Thèmes de réflexion et interventions en plénière
 
SAMEDI MATIN : (en écho au spectacle de la veille)
- Economie sociale et solidaire / éducation populaire.
Patrick VIVERET, pressenti pour intervention du dimanche matin, n’est finalement pas libre. Renvoie vers le « collectif Richesse » ou vers Pierre ROBA, metteur en scène de la Cie La Tribouille (qui présentera « le paradoxe de l’Erica » le vendredi soir) (suivi contact : Stéphane HUBERT en lien avec Corinne NERVA)
 
DIMANCHE MATIN :
- Retour sur travaux par Philippe VIAL, fil rouge de l’ensemble des universités, analyse et perspectives
- L'organisation de type associatif au regard de nos partenaires et au regard de l’organisation de la société – Evolutions
lecture critique de Philippe BERNOUX . La participation  de ce dernier est prévue en deux temps : animation d’un atelier samedi après midi et plénière dimanche matin : (suivi contact Philippe ROBERT, Michel MACHICOANE)
 
Hors les temps en plénière, six ateliers sont prévus, animés par un intervenant extérieur apportant un regard critique et décalé, sur différents thèmes déclinés à partir de la production de MJC.
Thèmes retenus :
o        La lutte contre les discriminations : ACSE (M.JANIN ? – contact T.CHEINE)
o        Les questions de jeunesse (Katia PHILIPPE, Conseil Régional – contact P.ROBERT) (voir Guillaume ARMAGNAT pour production MJC)
o        Evolution du droit dans les relations avec les associations et les collectivités territoriales (Juris Associations – Brigitte CLAVAGNIER – contact F.FAYOLLE - )
o        Démocratie participative (ADELS – Pierre MAHE – contact F.FAYOLLE)
o        L’organisation associative (P.BERNOUX – contact P.ROBERT et M.MACHICOANE)
o        Développement durable et éducation populaire (Françoise TETART – contact F.FAYOLLE) .
Pour illustrer le volet historique
-          une exposition sera installée dès le vendredi soir (contact JC.DROST, P.GENIN).
-          d’autre part, Thierry CHEINE prend contact avec Etienne DAVODEAU, journaliste et créateur d’une BD « les mauvaises gens » qui fait référence à l’engagement militant. On pourrait envisager une présentation (signature ?) de la BD le vendredi soir au moment de l’apéritif. 
 
BUDGET : Premiers éléments d’approche.  
A charge des MJC :
Estimation forfait : 120 € pour 3 jours par personne (+ déplacements) 
La Fédération prend à sa charge les frais d’organisation
et propose de rembourser à chaque MJC frais d’hébergement et de restauration (hors déplacements) dans la limite maximum de 150 € par MJC. 
PROCHAINE REUNION : JEUDI 25 OCTOBRE - 18 h
Par MJCRA - Publié dans : Compte rendu Groupe Animation - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
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